On considère les parfums de Robert Piguet comme une contribution d’une magnitude non égalée.

On a dit des parfums de Piguet BANDIT, FRACAS et BAGHARI : « ils possèdent une sensation particulière très caractéristique de sa marque : une adhérence rigoureuse au bon goût, un luxe vrai, un rejet de la banalité et un sens inné de la séduction », de véritables classiques d’une beauté éternelle dont la valeur perdure bien au-delà des saisons et de la mode.

FRACAS

La tubéreuse, séduisante et luxuriante, s’allie au jasmin, à la jonquille, au gardénia, à la rose de Damas et à la fleur d’oranger pour former un vaste bouquet de fleurs blanches et fragiles avec un soupçon d’orange sur un fond de bois de santal, de vétiver et de musc.

Chef-d’œuvre du grand couturier français, Robert Piguet, connu pour son raffinement dans la simplicité et son sens infaillible du style Parisien, FRACAS est rapidement devenu le parfum attitré d’un petit cercle de femmes très à la mode.

Aujourd’hui, FRACAS est le parfum le plus recherché, provoquant mais moderne, exaltant un autre temps plus fascinant. FRACAS est le parfum des troubles, des émois, des battements de cœur.

BANDIT

Le premier parfum « chypré », BANDIT allie les notes capiteuses et exotiques de cuir, de bois et d’épices au jasmin et à l’œillet, évoluant vers des notes de fond sensuelles : vétiver, patchouli et musc.

BANDIT, un parfum ambigu et quelque peu androgyne, est adoré par la femme espiègle et audacieuse. BANDIT, exotique et capiteux, est le parfum des provocateurs. Piguet a lancé « l’esprit bandit » et le parfum au cours d’un défilé de mode en 1944 où les mannequins portaient des masques de méchants et brandissaient de faux couteaux et des pistolets. Il cherchait à évoquer l’ère du mauvais garçon et du hors-la-loi.

BAGHARI

BAGHARI fut créé en 1950 par Robert Piguet. Ses petites touches de bergamote et de néroli parfument et rafraîchissent le bouquet « vert » et printanier des violettes et adoucissent celles de la rose, du jasmin et de la fleur d’oranger. Ces dernières se fondent à leur tour dans une base dont la formule olfactive se distingue à partir de plusieurs éléments : l’éclat scintillant de l’iris et la douce chaleur de l’ambre, de la vanille, du vétiver et du musc.

Un parfum classique qui appartient à la famille des parfums fleuris aldéhydés ambrés, BAGHARI est particulièrement apprécié par les femmes romantiques, féminines et jeunes d’esprit. BAGHARI, c’est un juste équilibre entre l’innocence et la volupté, l’effervescence et la chaleur d’où émane un parfum éblouissant qui comble celles qui le portent. BAGHARI, le dernier parfum de Robert Piguet sorti de son vivant, porte l’empreinte de son créateur : son goût irréprochable et son sens de l’élégance.

HISTOIRE

Reconnu par ses pairs, par les femmes qu’il a habillées et par la presse comme « le plus parisien des couturiers » Robert Piguet est né en Suisse.

A l’âge de 17 ans, confronté à une forte opposition de la part de sa famille , il quitte Yverdon pour Paris. Là, il travaille d’abord avec Redfern puis avec Paul Poiret, son ami de toujours et probablement le couturier le plus influent dans l’histoire de la Haute Couture.

Un homme charmant et aristocratique, Robert Piguet était un connaisseur de la littérature, de la peinture et des arts décoratifs. Dès 1938, sa réputation et son succès sont tels qu’il préside dans de splendides nouveaux salons – grandioses de par leur opulence - au Rond-Point des Champs-Elysées.

Considérée comme l’une des adresses les plus prestigieuses, sa Maison de Couture devient l’endroit de prédilection de l’élite parisienne… les grandes personnalités de la mode et celles très distinguées du monde du théâtre et des arts. A la mort de Piguet, Jean Cocteau, un ami cher et de confiance comme l’étaient Colette et le grand metteur en scène Jean Marais, a dit de Piguet : « il aimait, il inventait, il donnait… un membre généreux et vibrant de notre cercle ».

L’élément le plus durable de l’héritage qu’a laissé Piguet semble avoir pris forme durant les années qu’il a passé dans les salons du Rond-Point. Robert Piguet a doublement contribué à la mode, de façon indélébile et immortelle : d’une part les créateurs qu’il a engagé et encouragé, des couturiers dont la créativité, l’inspiration et la passion ont influencé de façon dramatique le monde de la mode, du cinéma, de l’art, de la beauté et d’autre part, la manière dont les femmes, aujourd’hui, se présentent, s’habillent et se considèrent.

Pierre Balmain, Marc Bohan, Hubert de Givenchy ont tous été formés par le maître comme l’a été Christian Dior qui a dit de Piguet : « il m’a enseigné les vertus de la simplicité au travers de laquelle la vraie élégance se doit d’émerger ». James Galanos, propablement l’un des quatre seuls créateurs américains considérés comme faisant partie de la Haute Couture, également bénéficie des trois mois de formation qu’il a passé dans la Maison Piguet. De très significatives contributions ont été apportées par ces hommes de talent qui ont tous fini par créer leur propre atelier de couture au succès extraordinaire. Toutefois, Piguet a toujours réussi à maintenir la propre identité de sa Maison et de ses collections.

Robert Piguet a fermé sa Maison en 1951 et s’est éteint en 1953. Toutefois, tout ce qu’il a accompli, tout ce qui a été sa raison de vivre ne cesse d’exister au travers de femmes qui reconnaissent et comprennent son immense influence sur la mode contemporaine et ses créateurs. Des femmes qui s’entourent de cette aura d’élégance et de bon goût créés par Piguet grâce aux parfums qu’elles portent et chérissent comme une marque de style personnelle.